
© Louise Gibson & Florent Pasdelou
Sylvia Camarda, Jonathan Fortin + Vincent Morelle
Conscienza Di Terrore I + Chair Homme
dansethéâtreinterdisciplinaire
Samedi 19 novembre 2011
20h00
Dimanche 20 novembre 2011
15h00
Dimanche 20 novembre 2011
20h00
Conscienza Di Terrore - Sylvia Camarda
Notre conscience, souvent morale, s’autocensure. Il existe parfois des cas pathologiques d’insensibilité totale, mais ceux-ci sont rares. Inspiré du film Taxi to the Dark Side de Alex Gibney, ce solo parle des militaires forcés d’exercer leur métier dans un goulag moderne (terme utilisé par Amnesty International pour désigner les prisons d’Irak, d’Afghanistan et de Guantanamo Bay), utilisant des abus scandaleux pour arriver à leurs fins. Ces soldats-tyrans ont été désignés par Donald Rumsfeld : “a few bad apples”. Mais ces soldats-tyrans n’ont-ils pas exécuté les ordres donnés par leurs supérieurs ? Ou voulaient-ils uniquement pratiquer la torture pour se satisfaire eux-mêmes ? En observant de près le langage corporel de ces soldats on retrouve une impuissance, une vulnérabilité, une inconscience de leur être, et c’est ceci qui motive l’acte chorégraphique.
Chair Homme - Jonathan Fortin + Vincent Morelle
Croiser le quotidien perdu dans son souvenir. Lorsque la mémoire collectionne ce que l’on oublie. Se battre pour offrir les cicatrices au fond du ventre. Une vie enfouie sous le corps. Le regard calme. Le feu sous la peau… Chair Homme est une réflexion sur l’identité, celle de l’homme. L’image de l’homme tel qu’il est et tel qu’on voudrait qu’il soit. Deux hommes aux corps déformés, abandonnés dans leur solitude. On ne cesse de se poser la question du double : deux hommes sont sur scène mais notre regard chavire entre ces deux personnages comme s’ils ne faisaient qu’un. Une présence féminine est contenue mais toutefois présente, elle transpire sous la chair. Dans un univers à la fois tragique et sarcastique, la vulnérabilité enfouie sous les corps de ces deux personnages perce peu à peu leurs carapaces. Que se cache-t-il derrière la puissance de ces deux corps prêts à tout affronter ? Est-ce le reflet d’un monde qui se voudrait parfait, paisible, mais qui, au fond, est prêt à exploser à chaque instant ? Ou n’est-ce tout simplement qu’un voyage dans l’intimité d’un homme et de sa solitude, de ses rêves et de ses peurs.
Dans le cadre de la première édition du festival ARTDANTHÉ à Montréal, une collaboration de La Chapelle Scènes Contemporaine et du Festival ARTDANTHÉ à Vanves en France